Comme un livre ouvert
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Esprit, es-tu là ?

 
 


Dans mes ateliers, je sais que l'esprit de l'écriture sans frontières est là…

 
 

 

quand vous pratiquez l'écriture spontanée et ressentie
Quels que soient les thèmes abordés, mes propositions sont des bases mélodiques à partir desquelles vous exécutez des improvisations de votre cru. En vous entraînant à écrire au fil de la plume, vous courez des chances de sortir de vos ornières pour découvrir du nouveau.

quand vous identifiez les obstacles à votre désir d'écrire
Le grand responsable de vos paralysies se trouve à l’intérieur de vous. Chaque exercice d’écriture vous permet donc de neutraliser cet impitoyable censeur en identifiant ses discours et refrains favoris, de même que ses principales ruses et astuces pour vous clouer le bec.

quand vous sortez des sentiers battus en journal personnel
Le mode autobiographique élargi inclut à mes yeux la fine observation de ce qui se passe autour de vous, l'expression de vos pensées philosophiques et métaphysiques, l'écriture compassionnelle où vous prenez le monde dans vos bras et l'écriture transculturelle qui vous relie à grande chaîne humaine.

quand vous renouez avec votre imaginaire
Pourquoi sacrifier la fiction aux récits de vie ? Ces deux pôles d’expression se marient à merveille dans ce que j’appelle les fictions introspectives. Cette branche de l’imaginaire s’enracine dans vos expériences intimes et les élève jusqu’au ciel de votre poésie personnelle.

quand vos histoires inspirent les autres
Les textes d’un groupe donné forment un pool d’inspirations pour tous. Vous pratiquez le métissage des images et souvenirs chaque fois que vous transformez la tranche de vie de quelqu’un en histoire fictive, ou que vous utilisez son récit imaginaire pour mieux retomber sur vos pattes d’autobiographe.

 

 
 



 
Happening d'écriture sans frontières

  HAPPENING  

« Cette pratique de l’écriture embrasse toute la vie et ne demande aucune forme logique […]  C’est un endroit où tu peux venir dans un état sauvage et débridé, mêler le rêve de la soupe de ta grand-mère aux nuages merveilleux qui passent devant ta fenêtre. C’est une activité sans itinéraire, reliée à tout ce que tu es au moment présent où tu te trouves. Considère cette pratique de l’écriture comme des bras aimants dans lesquels tu te jettes de manière illogique et désordonnée.»

 Nathalie Goldberg

   

alingLe point de départ de chaque happening m’est souvent inspiré par une citation d’écrivain, et les textes créés sur place à partir d’elle nous fournissent ensuite plein d’itinéraires d’écriture inattendus.

alingCes rencontres automnales ou printanières permettent aux résidants des Cantons-de-l’Est de rencontrer leurs ‘semblables’ en écriture et à ses visiteurs occasionnels de combiner une virée dans la région et une activité culturelle.

alingGrâce à la formule d’inscription à la pièce, vous pouvez participer à une seule de ces sessions ou à plusieurs dans la même saison ou année.

alingVous y emprunterez tour à tour les sentiers de l’écriture au jour le jour, panoramique, de souche ou de fiction, compassionnelle ou transculturelle (cf. Comme un livre ouvert). Aux périodes d’improvisations guidées en récit autobiographique ou fictionnel s’ajouteront de riches chassés-croisés entre les souvenirs des uns et l’imaginaire des autres.

alingC’est ainsi que chaque happening devient un événement sans précédent où les bras aimants de l’écriture spontanée nous réunissent au-delà de toutes nos différences de personnalités, de styles ou de visions.

     

  • Les Happenings peuvent être offerts en format journée ou demi-journée.

  • Cliquez sur Calendrier pour savoir quand aura lieu le prochain Happening d’écriture sans frontières.

 

   


Échos-graphies...
des ateliers-happening



À l’entrée de sentiers que nous ne connaissons pas… c’est là que nous amène Denise Neveu. Pour découvrir notre propre sagesse, prendre contact avec nos émotions, avec nos souvenirs parfois, entendre nos intuitions ou tout simplement permettre à notre imaginaire de laisser une trace visible sur la planète le temps de quelques lignes.

Carole Melançon



Bonjour Denise,

Merci pour tout ! Tu as su à travers ces quelques rencontres me transmettre ta passion des mots et ton énergie débordante. Je poursuis la découverte de ton recueil Comme un livre ouvert. Il me sera très utile pour continuer la pratique de l'écriture.

Gaétane

Un merci un brin tardif pour la magnifique fin de semaine Nos histoires, de A à Z . Je flotte encore sur le petit nuage de la création. J'ai continué les exercices de ton livre avec une ardeur nouvelle […]. Merci d'avoir persévéré et de continuer à faire des ateliers pour la pauvre novice que je suis.

Lise Lemay

Chère Denise
J'ai participé aux ateliers de l'automne 2006 et cela m'a donné des ailes! Je suis une femme introvertie et qui ne livre pas ou très peu ses émotions de douleurs et de peine. Ayant passé à travers certaines étapes très difficiles de ma vie, naissance d'un enfant handicapée intellectuelle, mort d'un mari adoré, divorce d'une seconde union, je n'ai jamais tenu de journal personnel de peur que mes émotions soient un jour lues par quelqu'un. Ma psychothérapie ne m'a pas révélé ce que l'écriture de premier jet me fournit comme arme d'extériorisation.

Une néophyte d'ateliers d'écriture

Bonjour Denise,
Grâce à ton pouvoir magique, mon imaginaire, fermé comme une huître, s'est ouvert et m'a révélé qu'il avait un contenu. MERCI
 Grâce à  ta subtile proposition de me déguiser mentalement en un personnage fabuleux, j'ai eu le plaisir de vivre un moment dans la peau de la Fée de Babel que j'ai inventée.  Je te livre ici mes élucubrations:  

LA FÉE DE BABEL
La fée de Babel, c'est moi.

Ma baguette magique est conçue pour affiner la parole.

Je vole au-dessus de l'incompréhension et effleure de ma baguette
celui qui parle métal… afin qu'il trouve des mots plus chauds
celui qui parle la langue de bois… afin qu'il rabote un peu son discours
celui qui parle de Dieu… afin qu'il parle des hommes, des femmes et des enfants  

Je touche celui qui ne parle que de lui-même espérant le voir s'ouvrir aux autres.  

Comme un chef d'orchestre, je balance ma baguette-étendard, diffusant ainsi mon désir de voir la société s'harmoniser par les mots, les vrais, ceux qui touchent le cœur, ceux qui ouvrent l'esprit, ceux que l'on avale avec gourmandise et que tout un chacun peut entendre, déguster, remodeler.

Simone

On y arrive souvent par hasard (une affiche entrevue) ou parce que quelqu'un en a parlé un jour avec enthousiasme, par curiosité ou par défi: je parle des ateliers d'écriture du dimanche Il en faut de la motivation pour se tirer du lit un dimanche matin d'automne, et devant le café qui fume, se redire : ne pas oublier le papier, le surligneur, le stylo...zzzzz... ne pas oublier....ZZZ; la douche, s'habiller (décontract, branché, nature??). On est combien au fait? Et puis, je connais personne... Partir enfin vers Eastman, ou ailleurs. L'aventure débute déjà et se poursuit par la plume vers nos imaginaires : pourfendant mon censeur intérieur et lâchant la bride aux mots, l'écriture s'écoule sur le papier comme un torrent.
Il faudra encore tisser les bribes de phrases, retravailler le style, corriger les fautes de syntaxe pour que j'en sois satisfaite, mais ce n'est pas là le but de l'atelier. C'est celui d'ouvrir le chemin aux mots. Et c'est mission accomplie!

Brigitte Caselles

Bonjour Denise,
Je te souhaite une superbe année lumineuse, à toi qui m'a inspiré pour l'année 2007 un regain d'écritures... autant en chanson qu'en journal ou même pour mon 3e livre sur une approche de changement, cette fois l'approche C.A.D.E.A.U.
Ah! oui pour alimenter tes jeunes pousses, je te suggère soit un atelier en pm (pour permettre une expérience de père avec mes filles de 18 et 19 ans qui travaillent tard le samedi soir) ou bedon un atelier parent-enfant... On ne sait jamais ce qui pourrait émerger de cela. De toutes façons, j'attends ton calendrier hiver, printemps et été de 2007 pour m'organiser de beaux moments d'écriture créative en bonne compagnie.

Alain Rochon

Bonjour Denise,
Ce que j'ai apprécié de ma participation à ton atelier cet automne, c'est la simplicité et le goût de partager et de se raconter des participantes. Il y a dans ce type de partage une sorte de générosité et d'arrêt dans le temps qu'on ne s'autorise pas assez souvent. Je reviendrai sûrement à d'autres ateliers juste pour le plaisir de partager l'instant présent.

Élaine Richer

Pour tes archives d'écriture primitive, voici le tout premier texte que j'ai pondu aux ateliers du dimanche. Il s'agissait, tu t'en rappelles, d'évoquer notre plus lointain souvenir relié à l'écriture. Je l'ai intitulé : Mon premier manuscrit

À part mon bébé-naissant-de-frère qui braillait du soir au matin et moi, je me souviens que cette année-là, tous les autres enfants quittaient le matin pour l'école. Je restais seule avec maman. À la regarder rouler sa pâte à tarte aux pommes, touiller le potage du soir, éplucher les légumes d'hiver en me demandant si elle se déciderait enfin à m'apprendre à écrire. Je croyais que c'était pour ça qu'on ne m'envoyait pas en classe. Il fallait écrire! Lire, ça, je savais ! Tous mes livres d'images, je les connaissais par cœur.  

À force de la tourmenter, ma mère accepta, par un jour de pluie torrentielle, de m'enseigner l'alphabet, en utilisant carottes, céleri et autres pelures de légumes et de fruits.  

Le A : deux bouts de carottes en forme de toit pentu, reliés au centre par un autre pour empêcher que le A s'écroule.  

Le B : des demi-lunes taillées dans un zeste d'orange accrochées à une branche de céleri  

Le C : une pelure de pomme lovée en boucle…  

La leçon allait bon train jusqu'à ce qu'on entende là-haut mon frère hurler dans son berceau.  

- Va lui redonner son biberon, hein, ma chouette ?  

J'étais tellement fâchée d'interrompre mon écriture à cause de lui, qu'en apercevant sa figure toute fripée de rage, j'envisageai (avec le sang-froid dont sont capables les petites filles cruelles) de m'en débarrasser sur-le-champ.  

Ayant calé le biberon dans un coussin et enfilé la tétine dans la bouche de mon frérot, je m'avisai en même temps de lui pincer le nez.  

- Tiens, c'est drôle, il devient tout rouge… et il est encore plus laid, observai-je.  

Puis, j'ai eu peur et lâché prise. Du coup, il passa d'écarlate à rose tendre et se remit à téter furieusement, comme si de rien n'était.  

Ensuite, je suis redescendue sagement reprendre ma place à la table de cuisine et poursuivre mon premier manuscrit.

Nicolef

Bonjour Denise,

Voici un commentaire plutôt métaphorique sur Les écrivain(e)s du dimanche:  

Un atelier avec des mots du dimanche où les invités prennent place autour d'une table dressée avec des cahiers de toutes les couleurs et des plumes en guise d'ustensiles.  Du café aussi.  Des consignes.  Des regards allumés.  Des silences qui, au signal donné, se projettent en mots fumants sur les pages blanches en attente d'une expression encore inconnue.  Autour de nous, les mots des autres nous couvrent de leur ombre puisque nous sommes attablés dans une bibliothèque.  Au sortir de l'expérience d'écriture spontanée, une livraison de recettes personnelles apprêtées avec les mots de chacune et de chacun étonnés des résultats obtenus.  Avez-vous déjà éprouvé la faim des mots?  Ces ateliers nous la donnent. J'y retournerai.

Denise Bilodeau

J'ai rencontré Denise pour la première fois au Salon du Livre de Sherbrooke à l'automne 2006. J'ai participé à un premier atelier, j'ai beaucoup aimé son approche. J'ai participé ensuite à deux ateliers à Eastman. Écrire en groupe est pour moi un complément à l'écriture solitaire et Denise est un très bon chef d'orchestre. J'y retournerai à la prochaine occasion. En attendant, je fais des exercices de son livre "Comme un livre ouvert". La façon qu'elle a de me proposer des voyages dans mon imaginaire, enracinée dans mon histoire personnelle, m'amène là où je n'irais pas autrement. Ça me fascine. Je remercie la vie pour cette belle rencontre. Et je remercie Denise!

Danielle Lupien

 

 


   



Bain de nature et tourbillon de mots





« Marcher dans la nature, c’est comme se trouver dans une immense bibliothèque où chaque livre ne contiendrait que des phrases essentielles. »

Christian Bobin

   


Depuis que je vis à la campagne, la nature m’apparaît comme une immense bibliothèque à ciel ouvert, comme le dit Bobin. Il était donc tout naturel pour moi de créer un type d’ateliers qui réunissent tout ce que j’aime : la contemplation solitaire de la beauté, l’écriture spontanée et les partages nourrissants avec les autres.

Ces vacances d’écriture ont généralement lieu dans les Cantons-de-l’Est. Sur demande, elles peuvent aussi être offertes dans d’autres lieux enchanteurs qui favorisent autant la détente que l’inspiration.

Vous aiguiserez votre sens de l’observation et vous vous relierez à l’Esprit de la Création si cher aux Amérindiens, en dépliant vos cahiers-chevalets pour écrire d’après nature, puis en laissant vos souvenirs et votre imagination poétique s’imprégner de «ses phrases essentielles».

Je vous invite donc à venir vous prélasser en douce dans le hamac de la rêvalité pour reprendre votre souffle en écriture et remettre votre vie à flot.

 

 

  • Cet atelier peut être offert en format de un, deux ou trois jours.

  • Pour obtenir des informations sur le prochain Bain de nature et tourbillon de mots, reportez-vous à Calendrier.


Échos-graphies...
Bain de nature et tourbillon de mots

- juillet 2008

Voici quelques échos, en mots et en images, de ce groupe qui s’est tenu à la Verrière du Spa Eastman.

juillet 2008

 

atelier

alingAu cœur de ce jardin, le temps n’existe pas ! Il s’est transformé en odeurs, chaleur, bruits, lumière. La palette multicolore de fleurs qui le composent ondule sous le vent : marguerites des champs, grands cosmos élancés, verveine, dahlias… Au loin, un arbre à perruque pourpre hoche sa tête chargée de fleurs.
alingChaud, le soleil pique la peau… Dans le ciel, de gros nuages blancs dessinent leur univers sous l’effet de la brise. Pommelés comme de grosses barbes à papa, ils invitent au rêve par toutes les figures qu’ils empruntent : ici un grand cheval, là un requin mangeur de nuages; encore là, une sorcière avec son grand nez tout tordu… Sur le tableau bleu du ciel, ils inscrivent des moments de grâce.
alingLes abeilles affairées se pressent de fleurs en fleurs, c’est que pour elles, la saison est comptée : vite, vite, faire des provisions avant l’hiver ! Aller-retour avec la ruche, vite, vite, ruche, boulot, vite, vite ! Vite, vers la marguerite, il y a déjà quelqu’une… là, un cosmos, et puis, vite encore vers ces gaillardes appétissantes : le ballet qu’elles dansent est un hommage à cette nature qui les a fait naître.
alingIl devient, un court instant, facile dans ce jardin d’oublier : le rappel de la mort qui vient frapper à la porte, nos errances, nos questions, nos doutes. En se fondant dans cet univers originel, nous ne faisons que reprendre contact avec ce qu’il y a de plus profond en nous, de plus vrai, de plus... naturel : notre vraie nature, notre propre jardin intérieur où le temps n’existe pas. .

alingBrigitte Caselles

aling

Bonjour Denise,
alingJe suis revenue enchantée de l'atelier et du séjour dans un environnement pittoresque et savoureux. L'endroit idéal pour faire éclater mes mots et me permettre de rejoindre mon être dans une autre dimension.
alingGrâce à toi et à ta présence, tout devenait possible. Merci de nous donner cette chance de savourer également les textes des autres. Alain m'a envoyé un mot d'appréciation sur mes textes : « beau, simple, doux, intérieur, avec une belle imagination de conte d'enfant. C'est magnifique pour l'âme ». Michèle m'a demandé de lui envoyer mes textes, ça la calme, m'a-t-elle dit. Bon. Ça fait du bien à entendre
.

Madeleine Blais

aling

alingJe suis revenue comblée de mon expérience d'écriture en nature. Avec un regard transformé. Dimanche, j'étais à la pêche sur le bord d'une rivière et comme le poisson n'était pas au rendez-vous (encore une histoire de pêche!!!), je contemplais donc le paysage. Alors là j'ai pris conscience que je ne le regardais plus de la même manière mais en imaginant ce que je pourrais bien écrire sur ce que j'admirais. La beauté du paysage devenait vivante et métaphorique. Quelle nourriture pour le coeur et l'esprit ! Bref voilà un des héritages que je porte en moi depuis ce rendez-vous de fleurs humaines. Je t'en suis reconnaissante.

Michèle Tardif

aling

Bonjour Denise,
Juste un petit mot pour te remercier de ces beaux deux jours passés en ta compagnie ainsi que celle des participants présents. Merci pour ton texte, écrit avec ton coeur, merci aussi pour m'avoir fait connaître le livre de Denise Noël : Bungee, Vibrato et Tango (je le dévore depuis mon retour), il a été placé sur ma route par la Vie, comme tant d'autres choses depuis tant d'années que je chemine.

Lilianne Perreault


aling

Le goût de fleurir (extraits) aling

Comment ai-je le goût de fleurir ?
alingEn fait, je sens que j’ai le goût de vivre chacune de mes fleurs en autant que la paix se vive dans le bouquet. Oui je peux vivre la marguerite, ce soleil irradiant sur son passage mais je ne veux pas me brûler ou flamber mon entourage. Oui je veux être doux comme la tulipe, mais je vous avertis, n’arrachez pas mes pétales, ou ça ira mal. Oui je vis la complexité de l’orchidée mais il y a derrière tout cela la simplicité de ma vérité. Oui je suis parfois l’épine de la rose, mais je ne le suis pas en toute chose. Oui, de plus en plus profondément je vis la vulnérabilité de la giroflée.
aling J’aimerais exister, m’exprimer, mais jamais je ne me plaindrai. Oui je sais que mes parfums ne sentent pas tous bon. En tout cas ce sont les miens et pour de bon. Oui je sais que l’amour n’a pas vraiment de couleur, mais pour moi c’est mon bouquet qui colore mon cœur.  Oui je sais que je suis plus que ce bouquet, mais en ces fleurs et en ce bouquet je me reconnais…
alingEn été, en automne, en hiver ou au printemps, je désire fleurir quelle que soit la saison, fleurir sans mentir, quel que soit le lieu fleurir et oublier les envieux, quelle que soit l’année me brancher sur mon authenticité. Me brancher, oui quelle bonne idée, me brancher sur mes vieilles branches, sur mes racines, sur ce qui me branche…
alingJ’aimerais me laisser porter par le vent vers d’autres fleurs, d’autres bouquets, d’autres courants, d’autres sources du vivant… Éprouver le bonheur de fleurir dans la joie, l’étonnement par surcroît. Mais aussi plonger mes racines dans la bouette, la gadoue, enseveli de partout, pouvoir ensuite nager, remonter et percer le sol qui m’attend, et l’émerveillement des enfants.

 Alain Rochon

aling
 
aling

 

Jeudi, 17 juillet, 10h
alingLe bruit d’une tondeuse, les trilles d’un oiseau caché à ma vue, puis deux poteaux de téléphone, là, droit devant moi.  Les fils électriques traversent le chemin des Diligences comme une portée dans un livre de solfège. La belle roche grise me plaît, posée devant les astilbes, comme un rempart.
alingBrigitte a reçu une mauvaise nouvelle cette nuit. Son coeur en est chamboulé. Bien sûr, on ne perd pas son père comme on perd son mouchoir…
alingUne cloche en airain est suspendue à l’entrée de la Verrière.  Cela ajoute au décor champêtre une touche monacale. Un peu plus, nos mots tremblants et nos fières pensées se prosterneraient aux pieds de la Réalité.
alingAu fond, là-bas, j’aperçois des massifs de lys d’un jour. Je rêve de lys d’une heure, ou d’une minute, qui s’ouvriraient en atteignant leur apogée.  Ce serait la fine fleur de l’instant. Et je la baptiserais Here and now forget me not.

Denise Neveu

aling

- mai 2008


Je salue ici Louise qui nous a accueillis dans sa magnifique demeure pour ce Bain de nature sous la pluie, et tous les autres participants dont je n’ai aucune trace visuelle à vous présenter, mais qui ont laissé de fortes empreintes de leur présence et de leurs écritures à l’intérieur de moi : Charlotte, Lise, Gisèle, Danièle, Sylvie, Diane, Gérard, Danielle, Renée et Diane.
Ces deux dernières vivaient une seconde expérience d’écriture-nature. Voici les commentaires qu’elles m’ont fait parvenir quelques jours plus tard :

Bonsoir Denise,
Je découvre les plaisirs des mots et aussi de la nature qui me parle de plus en plus et qui enseigne à ma petite tête trop rationnelle les beautés de la vie. 
.Je ne regarde plus les fleurs de la même manière.  Le muguet et ses clochettes bien sûr me font rire, je les entends papoter entre elles comme des commères joyeuses et surtout, surtout, les pissenlits.  Wow, quelle fleur anarchique intéressante et sauvage!  Une découverte!  Et comme il y en a partout en ville...
Merci à toi et à la tribu des scribes que tu as réussi à réunir comme par magie.  J'ai hâte de me mettre un peu plus à l'écriture.  Je garde contact avec toi par le biais de ton livre et de sa traversée.

Diane Letendre

Bonjour Denise,
En ce deuxième Bain de nature, les mots ont coulé plus librement qu'au premier. Il y avait moins d'attentes et d'exigences de ma part. Le plaisir était au rendez-vous, enfin. J'étais là pour moi, mais beaucoup pour mon père que j'aime et apprécie énormément depuis toujours. Ton atelier a permis une belle rencontre entre une fille et son père, mais aussi la découverte de l'être sensible et créateur que je devinais sous son armure de retenue silencieuse. Il a permis un rapprochement entre deux êtres liés l'un à l'autre par le sang, mais aussi par une même passion: celle des mots et de la langue. Merci de partager ton amour de l'écriture avec nous et de m'avoir permis de découvrir d'où je viens.

Renée Laurin

- mai 2007


mont-Orford  

En prenant le Mont Orford à témoin, chacun(e) installait d’abord son cahier-chevalet à l’endroit de son choix pour écrire d’après nature…    

 

Puis nous revenions dans la grange à Louise pour explorer les faits saillants de notre histoire avec la nature et en nourrir nos imaginaires



atelier
atelier

 

 

atelier

alingJ'ai toujours cru que l'écriture était une activité solitaire. Je la fuyais souvent par besoin de me lier aux autres, pour sortir de mon isolement. J'aime les gens, les échanges vrais et sincères. Ton atelier m'a fait découvrir que les deux n'étaient pas nécessairement incompatibles. On peut écrire tout en se liant à d'autres qui partagent la même passion. Quelle belle découverte!
alingÀ mon retour à la maison, les mots trop longtemps retenus se sont mis à pleuvoir dans ma tête. Un véritable déluge de mots et de phrases. Depuis deux jours, j'écris sans pouvoir m'arrêter. Je suis inspirée comme jamais. J'ai l'impression d'avoir mis au monde l'écrivaine qui dormait en moi depuis des années. Je suis Renée pour la troisième fois! Merci à toi. Tu as raison, tu es la sage-femme des écrivains en dormance…

Renée Laurin

aling

atelierChère Denise,

alingCe matin, je me suis levé de bonne heure et de bonne humeur. Une pensée m'envahissait, celle d'une digue. J'ai donc bondi sur mon ordi et je me suis permis un petit quinze minutes d'écriture non contrôlée. Puis, je me suis mis en frais de réaménager l'appartement. Je me suis fait un petit coin dans ma chambre avec un vieux secrétaire Louis XVI (réplique) qui encombrait le passage d'entrée. J'ai vue sur le fleuve et je me sens comme un capitaine dirigeant son navire où bon lui semble. La fin de semaine m'a fait un bien énorme. Les vannes sont maintenant ouvertes. Merci Denise! Merci!

Gilles

aling

atelieralingAvant je pensais que pour écrire il fallait être sérieux et organisé... Donc ça ne m'intéressait pas trop. Maintenant je sais qu'on peut aussi être un peu fou et pas si organisée que ça pour écrire quelque chose de sensible, alors ça m'intéresse...
alingJ'en profite pour te remercier pour ta générosité et ta sensibilité. C'est un vrai ressourcement de côtoyer des gens humains jusque dans leurs fibres. En passant, je commence ton beau livre et j'ai déjà hâte de le traverser. Je sens que je vais expérimenter plein de choses. Je suis dans un tourbillon de boulot pour l'instant et je remets mon écriture sur la glace. Mais tout ça m'a donné le goût de m'exprimer par les mots. Merci encore!

Diane Letendre

aling

atelieralingMerci pour cette belle aventure. Je n'y étais pas vraiment préparée, mon cerveau et mon cœur étaient occupés ailleurs. Mais quel bonheur j'ai eu sur le chemin du retour... Dans mon rang de campagne (40 minutes) je n'ai cessé d'écrire virtuellement... et mon cahier me sert de canevas journalier.

Ghislaine



aling

atelierChère Denise,

alingUn air de printemps, de joie de vivre ce moment unique dans ce lieu grandiose avec comme toujours tes idées et tes exercices […] Peut-être suis-en enfin sortie de mon dépanneur? Cela m’a permis de mettre de nouvelles lunettes avec d’autres couleurs. Cela m’a permis l’écriture spontanée mais surtout d’être présente au ici et maintenant ensoleillé ou frileux. Cela m’a permis de m’envelopper de l’air du temps et d’être en duo avec la nature. Cela m’a permis de rire et d’être attendrie par les mots des autres. Cela m’a permis un pas de plus dans mon jardin d’écriture.
aling

Suzanne St-Hilaire

aling

atelier alingLes pieds dans le torrent, j'ai entendu un craquement : c'était une digue qui se rompait, à l'intérieur de moi, laissant couler ma source, ne serait-ce qu'un instant.
aling

Marie-Josée Perrier

 

 

 

aling

atelierChère Denise,

alingCe week-end fût pour moi l'occasion de prendre un bain d'intériorité au grand air, de vivre une retraite ‘ouverte‘ dans l'abbaye singulier des mots et de faire la connaissance de natures humaines inspirantes. Merci!
aling

Dani-ailes

 

 

aling

 




Denise Neveu est membre de l'Union des écrivaines et écrivains québécois
et membre de l'Association des auteures et auteurs des Cantons-de-l'Est